PLU-H : c’est fait ! // Grigny Magazine – octobre 2017
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PLU-H : c’est fait !

Le 11 septembre dernier, les élus de la Métropole de Lyon ont arrêté le projet de PLU-H. La consultation des élus des 59 communes et l’enquête publique qui vont suivre ne seront qu’une formalité.

Mis en révision en 2012 et élaboré depuis, ce Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat conduira tout l’aménagement du territoire métropolitain jusqu’en 2030. Pour Grigny, le précédent PLU, élaboré par les seuls élus grignerots, datait de 2003. Métropole oblige, c’est donc la première fois qu’une orientation politique majeure pour notre avenir nous échappe pour l’essentiel.

S’il s’entend que l’aménagement d’un territoire se pense  désormais au niveau intercommunal, il n’est pas anodin que pour une commune comme la nôtre, cela se fasse à l’échelle de la plus grande métropole de France (hors Paris) surtout lorsque l’on sait le poids prépondérant des élus lyonnais dans la conduite des affaires métropolitaines. Concernant notre bassin de vie Givors/Grigny, n’est-il pas surprenant que ce projet d’aménagement s’élabore sans concertation ni cohérence avec les communes qui nous entourent ?

Ce nouveau PLU-H est très clairement au service d’un projet politique : faire de l’agglomération lyonnaise une grande métropole internationale capable de rivaliser avec les métropoles européennes. Pour cela, il est prévu, d’ici 2030, d’accueillir 150 000 nouveaux habitants et de construire 150 000 logements, soit 8 000 à 8 500 par an. Force est de constater que sur ce point fondamental, il y a consensus de toutes les forces politiques. La déclinaison pour Grigny prévoit 56 constructions neuves par an. C’est certes moins que les 70 de l’ancien PLU, mais cela reste beaucoup trop. À ce rythme, d’ici 2030, il y a de quoi modifier sensiblement le visage de notre commune.

Concernant la concertation citoyenne, le résultat est décevant, moins de 1% du corps électoral y a participé. À Grigny, le maire a fait l’effort d’organiser 7 réunions publiques. Ici aussi, peu de mobilisation, puisque moins de 130 Grignerots ont répondu présents. Pour la Métropole comme pour Grigny, en fait de concertation, il s’agissait essentiellement d’information.

Nous l’avons déjà dit, avoir comme objectif absolu la croissance de la Métropole de Lyon et de son agglomération, nous semble utopique et dangereux. Utopique parce que la croissance économique continue n’est plus possible. Dangereux parce que cette croissance ne peut s’arracher qu’au détriment des territoires limitrophes suscitant des mécontentements populaires propices à l’extrémisme politique.

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