Impôts locaux // Grigny Magazine – novembre 2017
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Impôts locaux

Concernant la suppression, par le gouvernement, de la taxe d’habitation (TH), la plupart des élus craignent, à juste raison, la diminution de la compensation par l’État. Mais que proposent-ils comme alternative ? Pour le Collectif, le pire, c’est la situation actuelle. Une situation qui est injuste au niveau communal du fait des valeurs locatives non réactualisées et qui est facteur de ségrégation sociale car elle pénalise les communes qui accueillent des populations aux revenus modestes. Exemple : le taux de la TH à Grigny c’est 21,65 % alors qu’à Millery c’est 9,52 %…

Pour bénéficier d’un reversement maximal de l’État, le maire a décidé d’en supprimer les 2 abattements décidés par les municipalités précédentes. En contrepartie, il s’est engagé à baisser les taux communaux des taxes d’habitation et foncières de 10 % et garantit pour tous les Grignerots une baisse des impôts locaux. Si c’est ainsi, c’est une bonne nouvelle. Le Collectif le demande depuis 3 ans.

Ceci dit, nous continuons à juger la situation financière de Grigny préoccupante pour au moins 3 raisons :

  1. L’héritage des gouvernances passées. Aux élections municipales de 2014, notre liste a eu principalement pour origine notre désaccord avec le niveau élevé des impôts locaux et de la dette, ce que confirme le rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Pour financer la rénovation de l’école Joliot Curie, il faut à nouveau nous endetter de 4M d’€ à rembourser sur 20 ans à raison de 200 000€/an.
  2. La baisse des dotations de l’État et des subventions en général. Pour nous, cette baisse est pérenne. La croissance et les « 30 glorieuses » c’est fini. Nous vivons un contexte de transition qui exige des réformes structurelles fortes.
  3. La politique métropolitaine où le développement économique, c’est pour le centre de l’agglomération et pour l’Est lyonnais mais pas pour notre bassin de Givors/Grigny en pleine stagnation . Politiquement, le poids de « nos » 3 élus métropolitains (2 pour Givors, 1 pour Grigny) est faible et qui plus est sans alliance envisageable à court terme avec d’autres communes.

La grande majorité des 59 communes qui composent la Métropole sont des communes plutôt riches qui n’ont pas nos soucis budgétaires. Elles ne comptent pas sur elle pour financer leurs écoles. C’est ainsi que lorsque nous devons investir pour reconstruire et rénover Joliot Curie, nous ne pouvons espérer aucune aide de sa part !

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