Rapport de la CRC : focus Chantelot // Grigny Magazine – décembre 2017
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Rapport de la CRC : focus Chantelot

Comme nous l’avons déclaré au conseil municipal, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes apporte des informations chiffrées et factuelles utiles à tous les Grignerots préoccupés du devenir de notre collectivité.

Ce rapport confirme, preuves à l’appui, notre analyse de 2014 sur la situation très préoccupante des finances de la commune, impôts locaux et dette.

Il nous éclaire aussi utilement sur d’autres aspects que nous ne pouvions connaître comme la gestion des ressources humaines et la commande publique. Par contre, sur d’autres points, comme la ZAC Chantelot et le centre municipal de santé, c’est décevant et moins probant.

Pour Chantelot, la CRC se contente, en quelques lignes, de reprendre les faits, sans préciser qui, de la Métropole ou de la commune, doit payer le déficit final d’1,2 M€. Rappelons qu’au moment de l’adhésion au Grand Lyon en 2005/06, les maires de Givors et Grigny (M. Passi et R. Balme) auraient pu demander la reprise, complète et en l’état, de leurs ZAC respectives, à savoir VMC pour Givors et Chantelot pour Grigny. Ils ont préféré en garder la maîtrise pensant que cela leur profiterait politiquement. C’est ainsi qu’un accord amiable a été négocié entre les 3 parties, Grand Lyon, Givors et Grigny. Fait important à signaler, il n’y a pas 2 accords séparés, un pour Givors et un pour Grigny, mais un seul texte commun qui traite des 2 ZAC. Ce même texte, à la virgule près, a été voté en 2006 par les assemblées du Grand Lyon, de Grigny et de Givors. Cette délibération précise entre autres : « même si la compétence en matière de zone d’aménagement concerté est transférée à l’établissement public (ici le Grand Lyon), les opérations en cours d’exécution sont poursuivies par les communes […] le Grand Lyon prenant à sa charge le déficit résiduel […] jusqu’à hauteur de 2M€ pour chacune. Au-delà, un fonds de concours sera versé par la commune. »

Les 2 M€ versés par la Métropole à Grigny n’ayant pas suffi, il reste 1,2M€ à trouver.

D’après l’accord de 2006, c’est à Grigny de payer. Ce que le maire refuse. Dans cette partie de bras de fer entre Grigny et la Métropole, un arrangement amiable peut-il s’envisager sans Givors même si, pour la ZAC VMC, les conditions de sa clôture sont loin d’être réunies ? C’est pourquoi il serait peut-être judicieux de renégocier à trois dans l’espoir de faire consensus auprès des élus métropolitains de droite et de gauche. En attendant, ce litige conflictuel complique nos rapports avec le pouvoir métropolitain.

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