Rythmes scolaires : l’avenir de nos enfants d’abord ! // Grigny Magazine – janvier 2018
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Rythmes scolaires : l’avenir de nos enfants d’abord !

Pour la première fois, l’État a décidé de laisser aux communes le choix des rythmes scolaires hebdomadaires.

Considérant la très grande diversité des communes, cela peut s’entendre. C’est donc à nous, Grignerots de décider. C’est une lourde responsabilité. Dans son programme municipal de 2014, le Collectif a soutenu le passage à la semaine de quatre jours et demi d’école. Pourquoi ?

Alors que les inégalités sociales se creusent et que l’égalité des chances recule, alors qu’à Grigny, une majorité de notre population a des revenus modestes, revenir à la semaine de quatre jours serait pénalisant pour l’avenir d’une majorité d’enfants grignerots.

Nous sommes le pays d’Europe où la durée de l’année scolaire est déjà la plus courte, le pays d’Europe où le niveau de lecture baisse. En 2014, il y a eu 162 jours d’école en France. Chez nos voisins entre 180 et 200. Avec la semaine de quatre jours, il y en aura 35 de moins et il ne restera que 127 jours de classe. Passer à la semaine de quatre jours, c’est priver les écoliers d’un mois de fréquentation de l’école. Qui peut affirmer de bonne foi que les heures de classe en fin de journée remplacent efficacement celles de la matinée qu’on supprime ? Les enfants de professeurs et de cadres supérieurs n’en souffriront pas trop. Qu’en sera-t-il pour les autres?

Nous entendons les critiques et les oppositions.

Les enfants sont fatigués ? C’est un peu normal avec plus d’école. Rappelons qu’il y a peu de temps, il y avait école le samedi matin. Bien gérer l’emploi du temps de l’enfant, dont ses périodes de repos, est un enjeu qui relève de la responsabilité des parents. Les enfants peuvent ne pas participer tous les jours aux activités périscolaires.

Les activités périscolaires coûtent cher aux communes ? Certes, même que certaines, comme Oullins, en ont pris prétexte pour revenir aux quatre jours. Malgré nos difficultés financières, le Collectif a toujours considéré que nous devions faire l’effort de financer des activités périscolaires de qualité à des tarifs accessibles à tous. Si nous avons critiqué l’augmentation de ceux-ci, nous avons apprécié positivement la mise en œuvre de cette réforme par la nouvelle municipalité de Grigny.

Les enseignants préfèrent la semaine de 4 jours ? C’est compréhensible. C’est pourquoi il faut envisager diverses compensations comme cela existe en zone REP.

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