Médecins : état d’urgence ! // Grigny Magazine – février 2018
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Médecins : état d’urgence !

Le Collectif vient d’écrire à l’Agence Régionale de Santé et à l’Ordre des Médecins du Rhône avec copie au maire de Grigny, au préfet du Rhône, à sa déléguée pour Grigny, au président de la Métropole, au député M. Fugit et au sénateur M.Buffet.

Extraits:

« Fin janvier, il ne restera plus que deux médecins généralistes sur Grigny.

Alors que sur la région Rhône-Alpes, la moyenne est de un généraliste pour 1 300 habitants, à Grigny, avec un pour 5 000 habitants, la situation, déjà fort préoccupante, devient aujourd’hui angoissante. Nous estimons que la population de Grigny est en droit de se considérer en état d’urgence sanitaire. Dès lors, il faut envisager des mesures immédiates et particulières.

Tout d’abord, nous pensons nécessaire de créer une antenne municipale (CCAS) chargée de recenser les Grignerots désormais sans médecin traitant. Cette antenne serait chargée d’aider les patients demandeurs dans la recherche d’une consultation, par l’intermédiaire, entre autres, des sites internet de prises de rendez-vous. Cela signifiant le plus souvent l’obligation de se déplacer sur l’agglomération lyonnaise, comment prévoir en parallèle un transport pour les patients en manque de mobilité ?

Il faudrait aussi mettre en application des préconisations de la ministre de la santé :

  • celle qui consiste à donner aux médecins, hospitaliers et libéraux, la responsabilité de couvrir un territoire qui manque de professionnels, en facilitant l’exercice partagé entre eux. Des praticiens de ville ou d’hôpitaux pourraient s’investir sur notre secteur une journée ou deux par semaine. En outre, il est prévu de créer, dès 2018, pour les jeunes médecins, 300 postes en exercice partagé entre les zones moins dotées et l’hôpital. Cela nous semble particulièrement adapté pour Grigny du fait de sa proximité avec le pôle hospitalier Lyon-Sud et l’hôpital de Givors.
  • celle qui propose de transférer aux infirmières des délégations de tâches. Notre commune compte une vingtaine d’infirmières. Ne pourrait-on pas leur confier un rôle de « référent santé » pour toutes les personnes qui le souhaiteraient et qui, ainsi, se sentiraient en sécurité ? Un dispositif là encore, piloté par le CCAS.

Madame, Monsieur, il importe de rassurer au plus tôt notre population. Ne rien faire nous semble relever de la non-assistance à personne en danger. »

Rappel de notre position pour le moyen et le long terme : un centre de santé d’envergure métropolitaine pluridisciplinaire avec une antenne forte sur le bassin givordin s’impose.

Il nous faut y travailler dès maintenant.

Nous appelons à signer la pétition du Docteur Alain Frobert pour un réseau national de centres de santé.

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