Budget 2018 : les propositions du Collectif // Grigny Magazine – mars 2018
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Budget 2018 : les propositions du Collectif

Pour le Collectif, nous sommes durablement dans un contexte où les revenus des communes et des particuliers vont continuer à décroître.

C’est pourquoi, comme les années précédentes, nous souhaitons une baisse tendancielle des impôts locaux, le maintien du niveau des financements du périscolaire et des subventions aux associations en refusant toute augmentation des tarifs municipaux de l’enfance et de la jeunesse. Nous continuons à préconiser une limitation de l’endettement car quand les revenus diminuent, s’endetter c’est se mettre dans la difficulté.

Pour contenir les dépenses communales, le principal levier est la mutualisation intercommunale des services et des équipements. Pour le moment, nous constatons avec inquiétude que celle-ci est difficile dans le cadre de la Métropole.

Nous sommes entrés dans une ère historique nouvelle où il nous faut apprendre à vivre bien avec moins. Ce que Pierre Rabhi nomme la sobriété heureuse. C’est pourquoi  il est important de dégager des moyens financiers, même modestes, pour aider les Grignerots à dépenser moins et gagner en autonomie dans tous les domaines de la vie : habitat, alimentation, énergie, etc. Pour nous, c’est le nouveau rôle des communes.

Les propositions ne manquent pas :

  • se doter d’une mutuelle santé ;
  • adhérer au Pôle funéraire public métropolitain qui propose des économies estimées entre 20 et 30 % ;
  • aider les Grignerots à gagner en autonomie énergétique ;
  • les inciter à se regrouper pour négocier collectivement des contrats d’assurance, d’entretien de chaudières au gaz, de téléphonie ;
  • leur permettre de réparer leur véhicule dans des conditions décentes et non dans la rue.

C’est aussi proposer des poules comme à Caluire, des ruches comme à Pierre-Bénite, des jardins partagés comme quasiment partout.

La municipalité doit contribuer à tisser des solidarités de proximité en s’appuyant sur des structures existantes comme le centre social et en suscitant la création de structures dédiées comme les services d’échange locaux et les régies de quartier.

Enfin, et c’est dorénavant un sujet de préoccupation majeur, de nouvelles dépenses communales sont incontournables : pour la santé où toutes les communes en déficit de généralistes doivent mettre la main à la poche, ce qui est totalement injuste puisque les communes riches ne sont pas concernées ; contre le fléau du moustique-tigre qui nécessite une mobilisation citoyenne et des moyens à définir ; enfin, il serait temps de se préparer aux conséquences du changement climatique sans attendre béatement la catastrophe.

 

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