Budget 2018, rythmes scolaires… // Grigny Magazine – avril 2018
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Budget 2018, rythmes scolaires…

Deux décisions majeures étaient à l’ordre du jour du conseil municipal du 2 mars : le vote du budget 2018 et les rythmes scolaires. Deux jours avant le conseil, le journal municipal nous informait des grandes lignes du budget et du retour de la semaine à 4  jours d’école ! C’est choquant et peu respectueux pour les élus.

  1. Concernant la dette de la commune, pour le Collectif, il faut y intégrer le remboursement, pendant 22 ans, de l’agrandissement et de la rénovation thermique du groupe scolaire Joliot Curie. C’est au conseil du 30 juin 2017 que nous avons voté le BEA (Bail Emphytéotique Administratif) avec la Société Publique Locale OSER, chargée de l’opération : 4,7 Md’€ de travaux dont il faudra déduire le montant des subventions qui n’est pas précisé à cette heure. Pour cette 1ère année, la redevance à payer à la SPL OSER s’élève à 139 000 €. Si, du point de vue de la comptabilité publique, cette dette n’est pas formellement consécutive à un emprunt, elle n’en reste pas moins une… dette. Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’endettement de Grigny est supérieur à celui de 2014. Rappelons que le Collectif a approuvé ce projet.
  2. Concernant les subventions à l’ensemble des 50 associations, il y a une baisse globale de 8 400 € (-1 %) par rapport à 2017. Si l’on considère seulement les 25 associations à caractère sportif et culturel, la baisse est de 5 320€. Alors que l’office Municipal des Sports perd 7 500€ (-43 %), les 24 autres ont droit à la différence, soit 2 180€ (+ 2%). Conclusion : le compte n’y est pas.
  3. Concernant les rythmes scolaires, le Collectif, seul, a voté contre le retour à la semaine de 4 jours d’école. Comme nous l’avions déjà écrit en janvier, nous sommes le pays d’Europe où la durée de l’année scolaire est déjà la plus courte, où le niveau de lecture baisse. Passer à la semaine de quatre jours, c’est priver les écoliers d’un mois d’école. Le retour aux 4 jours, c’est aussi la fin programmée des ateliers périscolaires. Pour nous, ces ateliers sont une 2e école, l’école de la vie pratique, une école aussi nécessaire que les apprentissages scolaires. C’est pourquoi nous défendons leur gratuité. À part celles qui ont besoin d’une garderie le soir, on ne voit pas quelles familles paieraient pour prolonger la journée scolaire de leurs enfants jusqu’à 18h. L’atelier périscolaire d’une heure, le soir, risque de reprendre le visage des vieilles études surveillées. Quel recul !

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